unitedberlin ensemble fut créé en 1989 – symbole du lien renoué entre musique et musiciens de la ville longtemps séparée. unitedberlin passe des frontières non seulement sur le plan musical, mais également sur le plan géographiques: outre le travail à Berlin, l’ensemble fut invité à donner des concerts lors de festivals de musique contemporaine en Albanie, au Brésil, en Israel, en Pologne, en Russie, en Espagne, en Corée du Sud, en Hongrie et en Suisse. Récemment unitedberlin se produisit à Milan (Milano Musica) et à Ljubljana (Slowind).
Au cours de ses concerts l’ensemble présente des créations ainsi que des œuvres du répertoire contemporain, allant de Schönberg et Webern jusqu’à Nono et Cage. De nombreux programmes de concerts ont vu le jour en étroite collaboration avec des compositeurs, tels que Vinko Globokar, Wolfgang Rihm, Mauricio Kagel, Christian Wolff, Toshio Hosokawa, Helmut Lachenmann et György Kurtág. Les compositeurs ont encadré la préparation des concerts et ont accompagné ceux-ci de manifestations telles que des conférences.
Le travail interdisciplinaire est l’une des caractéristiques particulières de unitedberlin ensemble . Ainsi, par exemple, le cycle en cinq parties „Farbe, Form, Figur - Musik im Dialog“ créa une relation entre les arts plastiques et la musique des dix dernières années. De même que Schönberg dans Die glückliche Hand se consacra à cette relation en y ajoutant l’aspect théâtral, dans la pièce de théatre musical de Vinko Globokar Les Emigrés, deux autres genres ont été intégrés à l’événement scénique, à savoir la photographie et le film. Ou encore, dans le monodrame Kassandra de Michael Jarrell, les paroles de Christa Wolf s’associent à la musique pour créer, sans exclusivité, une rencontre de la littérature, du théâtre et de la musique.
Sont en cours des projets tels qu’une série de quatre concerts joués au „Konzerthaus“ de Berlin comprenant des oeuvres de compositeurs de l’Allemagne de l’Est et de l’Ouest, ayant pour thème „20 ans après la chute du Mur“, un projet avec de nouvelles compositions pour un ensemble d’instruments asiatiques et européens ainsi qu’un concert-portrait avec des oeuvres de Vinko Globokar, le compositeur étant lui-même présent.
Le travail de l’ensemble est documenté sur plusieurs CD dont la sortie fut vivement remarquée au niveau international. Ainsi, par exemple, écrivit Paul Griffiths à propos de l’un des derniers CD de unitedberlin comportant des oeuvres de Luigi Nono: There have been a lot of Nono releases since the composer’s death in 1990. This is one of the best. (The New York Times, 29 décembre 1989).